Les modes d’administration de l’enquête

Choisir un mode de collecte des réponses

Pour recueillir l’information tous les modes d’administration sont possibles : Enquête auto administrée (le répondant est seul), entretien face à face (1/3 des études), entretien téléphonique (1/4 des études), courrier, mailing List, Internet (à la volée sur site), etc. Aujourd’hui, Google met même à disposition gratuitement un outil de recueil d’opinion à la volée et le traitement élémentaire qui l’accompagne avec Google documents.

Faire administrer vos questionnaires

C’est ce qu’il y a de plus riche et de plus cher. Il vous faudra des enquêteurs et des bons, des manageurs qui les surveillent et qui le font bien, mais vous pourrez profiter de l’interaction, vous pourrez faire essayer, montrer, faire goûter, faire observer, bref, les conditions idéales. Il vous en coûtera le salaire des enquêteurs, les frais de déplacement et la marge éventuelle de la société qui vous fourni son équipe terrain.

Vous avez besoin de réponses rapides

Les enquêtes téléphoniques vous permettront d’obtenir en quelques heures si vous avez les moyens, les réponses à des questions relativement évoluées lorsque les répondants sont volontaires. Ce mode de collecte est encore très efficace avec des panels (les gens ont accepté le principe d’être interviewés), avec des clients ou sur des sujets sympas. Sur un échantillon ad hoc vos enquêteurs connaîtront quelques galères, entre les injoignables, les listes rouges, les sans téléphones fixes, les j’en ai marre de vos questions débiles et les marquez ce que vous voulez je m’en fous mais mon émission va commencer… bonne chance !
De ce fait, pour avoir un répondant il faudra passer sans doute plus de dix appels ce qui se ressent sur la facture (pas de téléphone mais de l’enquêteur) et sur la qualité de l’entretien. Dans ces circonstances mieux vaut que les questions soient brèves et simples… tellement brèves et simples qu’on se demande s’il était utile de les poser !

Le répondant peut se débrouiller tout seul

Les enquêtes dites « auto administrées » sont largement plus simples et moins onéreuses que les autres. Courriers, courriels, lieu de vente, distribution dans la rue et collecte ultérieure, peu importe le véhicule, la condition pour obtenir une base de travail satisfaisante est un questionnaire parfaitement bien conçu, des sujets relativement intéressants pour les répondants et une distribution massive pour pouvoir espérer bâtir un échantillon cohérent, car bien évidemment, les gens que vous interrogez ne sont pas plus intéressés par vos questions que vous ne l’êtes vous-même lorsque des gens vous interrogent.

Le biais (source d’erreur) fondamental du quantitatif : le questionnaire est fait par des personnes pour qui les réponses sont très importantes et administré auprès de gens pour qui le fait de répondre ne présente aucun intérêt. Bien évidemment que pour notre marque de compotes c’est important de savoir si les gens préfèrent un parfum myrtille ananas dans un paquet mauve ou un parfum citron mangue tropicale dans un sachet papier, mais pour les gens à qui l’on pose la question en sortie de caisse, après une journée de boulot, une heure de bousculade, vous imaginez bien que l’intérêt est moins que nul. L’enquêtrice est jolie, la maman n’est pas là, le Mari répond, l’un ou l’autre indifféremment sans se soucier qu’en bout de chaîne des décisions commerciales importantes seront prises à partir de l’interprétation de sa réponse.