Les études : méthodes d’échantillonnage

Les méthodes d’échantillonnage

Notions de base

Quelle que soit la méthode choisie ou imposée par la situation, la première étape consiste à définir la population mère. L’intérêt de prélever une partie de cette population à interroger autrement de « sonder un échantillon » par rapport à un recensement qui consisterait à interroger toute la population est bien entendu la rapidité et l’économie de la chose. Nous imaginons mal Médiamétrie faire le tour des 40 millions d’individus ayant regardé la télévision la veille pour connaître l’audience des chaînes !
Une fois que la population mère a été définie, il faut choisir l’unité de sondage (un individu, une entreprise, un foyer etc.) l’ensemble constituant la « base de sondage ». Dès lors, nous savons à quoi ressemble l’ensemble des « unités » dont l’opinion nous intéresse et la nature de ces dites unités. Nous pouvons nous attaquer à la question existentielle : comment allons-nous constituer un échantillon représentatif de cette population mère au moindre coût ?

Pour réaliser cette prouesse, il existe de très nombreuses méthodes. Mais en réalité, elles sont toutes dérivées de deux grands principes et appartiennent toutes à deux familles : les méthodes probabilistes et les méthodes empiriques.

Dans la famille probabiliste on trouvera parmi les plus connues les méthodes aléatoires, simple tirage au sort dans une base de sondage ou encore les échantillons stratifiés (tirage dans une catégorie de la base), par exemple un tirage au sort parmi les élèves de chaque classe d’un lycée. Dans la famille empirique, on trouvera des semi aléatoires avec par exemple la méthode des Itinéraires, des indications données à l’enquêteur du type prendre la première rue à gauche et interroger dans le premier bâtiment un habitant du deuxième étage, puis aller en face et au 3e etc. Et enfin la méthode la plus utilisée, la méthode dite des quotas qui consiste à donner à l’échantillon de personnes interrogées la même structure que la population de référence sur les critères importants pour l’enquête. Ainsi, si la population mère est composée de 38% d’individus blonds travaillant dans le commerce et étant propriétaire de sa résidence principale, il faudra que l’échantillon soit également composé de 38% d’individus blonds travaillant dans le commerce et propriétaires de leur résidence principale, ce que l’on appellera un quota.

Tous les moyens sont bons

En pratique, chacun construira la méthode la plus adaptée et la moins coûteuse pour résoudre son problème, et répondre à la question fondamentale que vous n’avez pas oubliée, toujours la même, comment obtenir au moindre coût en interrogeant le moins de gens possible les réponses les plus proches de celles que l’on aurait obtenues en interrogeant tout le monde. Cette fameuse représentativité si chère à l’institut de sondage et si chère pour le commanditaire.

Représentatif et significatif

Imaginons un échantillon de convenance (tout petit, juste assez pour mettre un pourcentage, par exemple 100). Si 10 individus vous disent qu’il y a de la fumée dans l’immeuble d’en face, vous pouvez appeler les pompiers, si 80 vous disent que vous êtes beau, vous êtes sans doute beau. Votre enquête a produit du sens, elle est significative. Si 95% d’un échantillon représentatif de vos consommateurs vous disent qu’ils préféreraient payer le produit moins cher, ou qu’ils mangent des pâtes souvent, vous avez récolté une opinion inutile et une impression qui ne mène à rien, vous n’avez pas produit de sens.