Définition de la veille informationnelle

L’intelligence économique

L’intelligence économique ou encore « business intelligence » désigne l’ensemble des actions et méthodes destinées à rechercher, traiter, distribuer et protéger l’information utile aux acteurs économiques. Le but étant de s’informer par tous moyens pour anticiper et prendre les bonnes décisions. Le cadre étant en matière commerciale la législation en vigueur dans le pays et le secteur, et on retrouve à l’extrême de cette discipline l’espionnage industriel.

Définition de la veille

Nous préférons vous proposer ici une définition simple et originale de la veille informationnelle. Celle de l’AFNOR ou celles proposées dans les ouvrages de management étant de notre point de vue longues et abstraites, cela dans un souci de précision qui n’est pas ici indispensable. La veille informationnelle pourrait ainsi se définir comme : un travail de surveillance continue et organisé de toutes les sources d’informations utiles pour rendre rapidement et sans trop d’effort les données exploitables pour votre organisation.

Les différentes veilles

La veille peut se décliner à l’infini. La veille qualifiée de stratégique comprend principalement la veille
– Commerciale : surveillance permanente et organisée des clients, que l’on qualifie parfois de SIM (système d’information marketing).
– Technologique : suivre les nouvelles applications des produits et l’évolution des normes de qualité
– Concurrentielle : surveillance permanente et organisée des concurrents les plus proches
Vous pouvez appliquer la définition à toutes les fonctions avec par exemple, une veille juridique, une veille sociétale (détecter les tendances) etc.
Le point critique de ces définitions étant bien entendu l’aspect organisé et permanent qui oblige à mettre en œuvre un processus de collecte et de traitement des données efficace au sein du système d’information de l’entreprise.

Mettre en place la veille

La première étape consiste à définir les besoins d’informations du client ou de l’organisation. Pour ce faire, il faudra employer par exemple les techniques d’entretiens qualitatifs ou quantitatifs qui seront traités ultérieurement dans cet ouvrage et collecter les différents besoins des acteurs de l’organisation.
Ceci fait, il vous faudra isoler les sources les plus pertinentes et les plus fiables. C’est ici que se rejoignent les études dites documentaires et la veille informationnelle. Les deux se distinguant en réalité uniquement par la dimension de suivi permanent présente dans la veille opposée à l’aspect « ad hoc » d’une étude documentaire ponctuelle.
La 3e étape consistera à organiser le stockage et l’accès à l’information. Elle est très technique et les logiciels permettant de gérer le stockage et la synchronisation sont légion.
La 4e étape va solliciter une intervention humaine et réfléchie. Elle va consister à donner une valeur ajoutée par des commentaires des analyses, des comparaisons, une sélection et se terminer par la transmission de l’information aux destinataires concernés.
Enfin, si une cellule de veille (une équipe) est créée, elle devra se réunir périodiquement pour confronter, échanger exploiter et améliorer le système de veille élaboré.